Tchô, monde cruel

Non, vous ne saurez pas ce que j'ai fait d'absolument merveilleux pendant ces deux mois de vacances. Non, je ne vous dirais pas les grandes idées philosophiques qui m'ont traversé l'esprit ni ma nouvelle conception du monde, et vous ignorerez tout de mes joies et de mes peines, et de ce que je suis, car... Déjà, ça vous est égal. Non ? Votre nez s'allonge, je le vois, ne vous justifiez pas, moi aussi au fond je m'en fiche de ma petite personne... Seulement, il faut bien donner le change si on ne veut pas trop souffrir, n'est-ce pas ?

Le cadre de tissu, quelques cases, une page tournée et, déjà, la poussière s'envole

C'est fini. J'arrête ici ces pages futiles qui ne me représentent plus. Elles montrent ce que j'ai été. Place au présent.

Le sang de son esprit tache le champ de neige - des goutellettes cramoisies volent sous le tourbillon froid du blizzard

Je ne suis qu'un Sisyphe roulant son rocher d'en haut en bas de la montagne et il est idiot de prétendre avoir une quelconque importance... Je n'effacerai pas cette ouverture sur la toile, je ne peux nier ma personnalide cette année ; je laisserai donc ces quelques couleurs derrre moi. Désormais, peu m'importe votre jugement... Mais merci à ceux qui ont cru que ce que j'écrivais avait de la valeur. Merci d'avoir consique j'existais autant que l'Autre.

L'homme est fait de superflu. Le résumer à l'essentiel revient à voir un arbre comme un tronc sans feuilles ni branches. L'inutile et le superficiel ont autant de valeur que la substance au coeur de l'être

J'ai pu vivre, grandir, voir, apprendre, réfléchir. Comprendre.
Pourquoi ?


Et le petit fantôme court en zigzag dans la rue étranglée, son rire éternel sautillant parmi fenêtres et nuages, oreilles et pensées

Parce que.

Humains qui passez par là, prenez juste le temps de vivre.

Je m'appelle Laure, j'ai aujourd'hui 17 ans, 7 mois et 28 jours, je vais rentrer en MPSI au lycée Berthollet, j'ai conduit 3141 kilomètres, j'ai regardé hier "Inglorious Basterds" et j'ai adoré, j'ai revu Pfaffenheim, je vais sûrement encore rire et pleurer et croire que j'existe, humaine moyenne que je suis ; je n'ai pas de peau et bientôt le courant d'air va disparaître, je ne sais pas aimer mais vous qui me lisez et m'imaginez, je vous aime ; je vais lire "La philosophie de l'Argent" de Georg Simmel, je vais faire souffrir, je vais vivre sans choisir et manger une pêche juteuse achetée à Carrefour, j'arrête d'ores etd'écrire et tout ce que je veux dire s'efface entre les volutes de brume.

How d'you do, I see you've met my faithful handyman
He's just a little brought down because when you knocked
He thought you were the candyman.
D
on't get strung out by the way that I look,
Do
n't judge a book by its cover
I'
m not much of a man by the light of day,
B
ut by night I'm one hell of a lover

I
'm just a Sweet Transvestite from Transexual, Transylvania

So let me show you around, maybe play you a sound
You look like you're both pretty groovy
O
r if you want something visual that's not too abysmal
We could take in an old Steve Reeves movie.

I
'm glad we caught you at home, could we use your phone?
W
e're both in a bit of a hurry.
We
'll just say where we are, then go back to the car
W
e don't want to be any worry.

S
o you got caught with a flat, well, how about that?
Well babies, don't you panic.
By
the light of the night when it all seems alright
I
'll get you a satanic mechanic.

I'm just a Sweet Transvestite from Transexual, Transylvania

S
o why don't you stay for the night? Or maybe a bite?
I
could show you my favourite obsession.
I
've been making a man with blond hair and a tan
And he's good for relieving my tension

I
'm just a Sweet Transvestite from Transexual, Transylvania

So
come up to the lab. And see what's on the slab.
I see you shiver with antici... pation!
But maybe the rain isn't really to blame
So I'll remove the cause, but not the symptom.

# Posté le dimanche 23 août 2009 09:13

Modifié le samedi 29 août 2009 08:06

Allongés en attendant le champ d'étoile... Pause, à dans deux mois.

Allongés en attendant le champ d'étoile... Pause, à dans deux mois.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 15:23

Pour tout

Alors ? Que dire ? Quand l'envie d'écrire ce que l'on ressent se retrouve niée par l'absence des mots...

Utili
sons le prétexte de l'arrivée de ces deux mois de changement qu'on appelle vacances ; faute de grive on mange des merles, et je ne sais comment partir sur ce que je veux dire d'une autre manière... Les Vacances sont là, avec un grand V, les grandes, celles qu'on attend avec impatiente en primaire, qu'on implore d'arriver au collège, qu'on redoute au lycée... Et cela me fait réaliser à quel point cette année m'aura apporté. A quel point j'ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes, à quel point je leur dois. Ce qu'ils ont, tous et toutes, représenté. Et le mot confiance devient presque envisageable (en l'avenir, en soi, aux autres, peu importe le complément du nom utilisé). Les sentiments redeviennent variés et sortent du brouillard cotonneux dans lequel ils étaient englués.
J'ai
passé 12 mois à fuir, je le sais. Si je devais donner un nom à cette année, ce serait l'année du voyage. Découvertes à droite et à gauche de mondes différents, de personnes variées, sautillements des souvenirs aux oublis et des espoirs au craintes... Des ruelles obscures aux flaques de lumières. Panorama non complet mais riche des personnages de ce vaudeville. Compréhension à peu près acquise. Prises de risques.
L
e probme, lorsqu'on voyage, c'est qu'on fini toujours par rentrer à la maison. L'esprit rafraîchit, certes, des connaissances en plus, des opportunités et des ouvertures, mais... On constate en ouvrant la porte que quelques toiles d'araignée ce sont accumulées durant cette absence, que les voisins ont cassé une vitre en jouant au foot, que les démons sont toujours là. "Un jour, il faut affronter ses démons". Merci Doom, vieux navet.
Je vais arrêter là mon laïus, je ne sais même plus ce que j'écris à cause de la fatigue...

me si les pépites d'or m'ont été refusées, un joli pécule de pailettes d'argent m'ont été offertes... Merci à vous, pour tout.
Et bonnes vacances =)
Pour tout

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 10:41

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 11:56

Tirade de V

Tirée du fabuleux film V pour Vendetta, voici les première paroles de V. On m'a dit qu'il avait utili une soixantaine de "v" dans ces quelques lignes...

« Voilà ! Vois en moi l'image d'un humble vétéran de vaudeville distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu'un vil vernis de vanité, est un vestige de la vox populi aujourd'hui vacante, évanouie. Cependant cette vaillante visite d'une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait voeu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition. Un seul verdict, la vengeance, une vendetta telle une offrande votive mais pas en vain car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. En vérité ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux, alors laisse moi simplement ajouter que c'est un véritable honneur que de te rencontrer. Appelle moi V. »

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 10:49

Antithèse de Caracole

Les mots ne sortent pas. Ils deviennent une bouillie infâme nuée de sens, machine rouillée, pâte gluante, bouillie de sons et de bruits qui progressivementneveulent plusriendireetsestompentsansforme...
Ri
en, rien, rien, tout se dilue, s'étale, se distend, dispersion d'atomes de vie sans espoir de retour dans un brouillard d'absurdités. Légers grains de lumières si nécessaires et pourtant sans attaches...

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 14:50

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 11:55

Coeur d'artichaut

Coeur d'artichaut
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 30 juin 2009 13:57

Pureté de l'Hiver

Pureté de l'Hiver

# Posté le mardi 30 juin 2009 13:55

Réflexion

Réflexion
"Mais, dites-moi... Qui du sujet ou du reflet réfléchit le mieux ?"

# Posté le mardi 30 juin 2009 13:42

Pas réussi à trouver de titre, ni pour le dessin ni pour l'article.

Pas réussi à trouver de titre, ni pour le dessin ni pour l'article.
La peur.

Cette vieille connaissance, pas vraiment du genre collante, ou envahissante, ça non ; plut la vieillarde pinçante et désagréable, assise dans son fauteuil à bascule, en plein milieux du salon, histoire que dès que vous souhaitez lire un livre tranquillement, regarder la télé, ou simplement détourner le regard de son visage ri, elle puisse vous rappeler à l'ordre, vous repprochant dtre sans coeur et qu'elle a besoin de vous, et d'aussitôt vous empêcher d'aller ouvrir au beau jeune homme en train de sonner à la porte, ou de pondre au coup de fil du patron qui vous propose une promotion.
E
n bref, elle ne vous lache pas facilement.
E
t elle est pesante.


La peur de d'affronter le monde, la peur de l'inconnu, la peur du connu, la peur de l'ennui, la peur de la surprise. La peur de se regarder dans une glace. La peur de choisir. La peur de se tromper.

La peur d'être creuse, d'être vide, d'avoir autant d'existence qu'un courant d'air, d'être oubliable. La peur du vide. La peur du passé, de l'avenir, du présent.

La peur de les perdre, la peur de vous perdre, la peur d'assumer, d'aimer, de donner, de recevoir. La peur de ne jamais s'attacher et la peur de s'engager. La peur de lui, de son regard, la peur d'elle, la peur de sa propre peur.

La peur des autres, la peur de soi, de ce que l'on peut faire. De ce que l'on a fait. La peur de son corps et de ses pensées, la peur du jugement et de la confiance.

La peur des p'tites racailles au coin des rues, la peur des poufs qui vérifient si vous vous êtes bien habillées ce matin, la peur de la violence, la peur de la douceur, la peur de l'hypocrisie, la peur de la franchise. La peur de la bêtise.

La peur du papillon qui déclenchera une tempête, la peur d'avancer, la peur de rester sur place, la peur de reculer. La peur de vivre et la peur de mourir.


Elle a beaucoup d'adjectifs, cette Peur. En plus, elle est souvent accompagnée de sa meilleure amie, celle qui espionne toujours à votre vitre, épiant le moindre de vos gestes, afin de remarquer la plus petite erreur que vous puissiez faire, la Honte. Et sa fille, aussi : la Maladresse. Son mari, Incompréhension, a fini par mourir dans sa maison de retraite, cause cancer du poumon (il avait trop fumé, le pauvre), mais parfois il se retourne dans sa tombe devant les actions des vivants.
La Haine et le Mépris sont un vieux couple vivant le lotissement voisin qui vient souvent prendre le thé à la maison, histoire d'avoir quelques nouvelles. Puis d'ajouter leur grain de sel.
Et
la Peurgne en despote sur son petit monde, imposant les carcans, figeant les gestes, rendant vain le long terme. Elle les regarde tous de haut, sait que sans elle ils ne seraient rien. Elle sirote son thé tranquillement en savourant son pouvoir.

L'avantage avec les petites mémés qui se balancent sur leur fauteuil, c'est qu'elles ne sont pas très résistantes aux accidents.


Z'auriez une barre à mine, siouplaît ?

# Posté le lundi 29 juin 2009 15:13

Modifié le mardi 28 juillet 2009 16:30

Est-il absurde de désirer l'impossible ?

MAIS CELA A-T-IL UN SENS DE DESIRER CE QUI N'EST PAS IMPOSSIBLE ?

# Posté le mardi 23 juin 2009 13:56